Ton histoire est mon histoire - Isabelle Boulay

Publié le par Malou

Je dédie cette émouvante chanson d'Isabelle Boulay à tous ceux qui souffrent et qui ont besoin d'écoute et d'empathie.

Ton histoire est mon histoire.

Amis blogueurs et blogueuses , partageons ces belles paroles qui éveillent en moi une grande émotion.


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Marc de Metz 20/04/2008 16:26

Metz : j'ouvre une boutique OverCoeur....


Malou, ce que je peux simplement aimer te lire dans ce commentaire…



«Que tu es inventif, Marc,imaginatif dans tes façons de faire passer des messages qui paraissent universels. Je suis vraiment épatée et me trouve bien petite dans mes modes d'expression. En te lisant, oui je pourrais faire mien le passage dans ces 3 rayons comme 3 étapes successives de la vie. Aujourd'hui, moi aussi, en suis à la 3ème étape, quelle chance. J'ajouterai dans ce rayon: bienveillance, tolérance et écoute, gagnées pour moi de haute lutte sur mon naturel qui fut trop intolérant (je pensais avoir toujours raison et voulait absolument convaincre) trop moralisateur, (dès que l'autre faisait un pas de travers, je me lançais dans des diatribes plutôt jugeantes). J'ai appris le lâcher-prise et me suis mise dans une attitude de bienveillance vis-à-vis de mon prochain qui me rend plus sereine aujourd'hui. Merci en tout cas d'avoir pointé tout le chemin parcouru par ce poème criant de vérités (au pluriel).»



Il me donne, il me restitue une énorme part de, oui mon chemin parcouru, sans y ajouter, bien au contraire… un seul doute. Ce qui, aux plus nauséabonds fonds de toutes mes détresses passées, m’aura toujours tellement torturé c’est de me savoir alors en train de n’inventer aucune nouvelle peine, souffrance qui n’aie été déjà vécu des milliers de fois pas d’autres avant moi. J’avais pas même seize ans lorsque je ressentais déjà cela.



Je me détestais de me rendre compte que je n’inventais aucun désespoir nouveau en même temps que je détestais tout ceux qui pouvaient les avoir rencontrés de ne pas venir m’apprendre à les comprendre pour savoir les rejeter… Malou, nul n’est plus étriqué que moi dans mes modes d’expression et pourtant je peux avouer qu’ils sont à même de me permettre de me satisfaire pleinement de moi…



Bien au contraire, nous sommes nombreux ici à rivaliser de talents et chacun des nôtres enrichit l’autre…Nous sommes contributeurs des mêmes peines, cela devient du partage et c’est cela qui peut si nous réussissons à y prêter garde un soulagement intime. Sans lire d’autres mots à toi, simplement en te sachant t’être reconnue dans TA boutique dans chacun des rayons de la mienne, je nous sais arriver d’un avant qui se ressemble. Je nous sais vivre dans un présent dans lequel nous ne renions rien, dans lequel nous acceptons d’aller vers un futur plus serein et apaisé. Je me suis accablé de diatribes silencieuses, secrètes pendant des années. Je me suis fourvoyé moi aussi dans des erreurs de jugement. J’étais tellement attentifs qu’aux autres que je me suis oublié avoir le droit moi aussi d’être MOI ! Je me suis leurré à plaisir dans mes aujourd’hui impensables incapacités à accepter plus tôt qu’en renonçant je survivrais mieux, je vivrais ENFIN.



Je ne me trouvais qu’imparfait. Je ne me trouvais qu’incompétent en tout. Je ne me trouvais pas digne de m’imposer dans une vie avec ces autres que je ne savais satisfaire en rien. Je les regardais vivre et je me détruisais en me supposant incapable de me trouver une place, pas dans leur vie, il était trop tard, mais simplement une place dans LA vie.



Ton cheminement, Malou n’est pas le mien, il n’est que le tien. Pourtant maintenant je peux le cerner dans sa réalité, dans sa pénibilité, dans ses errances car j’ai fait étape dans des mêmes tourments que toi.



Je sais n’avoir rien inventé de la nature humaine. J’aime n’être qu’une infime parcelle de celle-ci. Je ne suis pas étonné que tu en sois une autre… Le pire de mes tourments c’est d’avoir confondu bien trop de choses, bien trop longtemps avec la fierté, l’arrogance, la prétention et surtout surtout le refus de ne pas m’accepter en échec de mes idéaux… Je me suis redonné vie simplement en acceptant de ne pas être aimé par ceux que j’aime. Je me suis sorti de mon pays suicide en suicidant mes aspirations d’être aimé par ma famille d’origine et par celle que j’ai passionnément aimé lorsque mes filles, leur mère et mon ami sachions faire ensemble une vraie famille, imparfaite mais réelle. Je me suis puni trop longtemps de me refuser en conclusion à toutes mes attentes d’avoir été faillible dans mes vies avec eux. J’ai appris d’eux que seul contre eux je ne me réaliserai jamais dans l’amour, le respect et le besoin d’eux. J’ai cessé de ne me supposer vivant que dans le besoin d’être, d’avoir été, de rester le bienvenu dans leur vie.



Je suis le bienvenu dans MA vie, dans CETTE vie qui est maintenant la MIENNE et je me félicite tous les jours de ne plus m’y détester… Pas même le moindre de mes renoncements ne réussit dorénavant à m’étouffer dans une nouvelle dune culpabilité quelconque : j’ai besoin de toutes mes forces pour finir de vivre heureux sans eux sans mes filles, sans famille...



Je t’embrasse Malou, merci.

Malou 22/04/2008 23:42


Heureuse que mes mquelques mots aient pu résonner ainsi dans ton coeur, Marc. A bientôt de te lire. Je t'embrasse. Malou


Dominique 18/04/2008 10:09

Merci Malou d’avoir aimer si je puis dire ces « Jeux de Mots » . Mais il n’en reste pas moins vrai que l’idée profonde de ce texte est belle et bien ma conviction, mais uniquement la mienne et je suis loin crois moi, d’avoir la science infuse . Quant à la liberté, d’action et d’expression, je te rejoins, je suis comme toi, « Je suis pour ! » . Pour dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas, pour clamer l’injustice, pour défendre les droits de chacun, on m’a même reproché un jour que d’être trop franche, parce que j’avais pris la liberté de dire ce que je pensais. Pour tout te dire, pour me battre pour ma liberté , j’ai pris sciemment le risque, de perdre mon emploi ( Je l’ai du reste perdu ! lol ) Mais j’ai pu à ce prix , dire ce que j'avais sur le coeur, et pour moi, c'était tout ce qui importait.
Bises Malou
Dominique

Malou 18/04/2008 14:32


C'est bien comme ça que je l'entendais, Dominique, exprimer son point de vue, sa conviction et la "frotter" à celle des autres. J'ai cru deviner ta tolérance et c'est pourquoi je me suis permise de
venir m'exprimer sur ton  blog. Quant à ta liberté d'expression, bravo d'avoir si bien su l'exprimer au péril de ton emploi. Le prix fut, j'imagine, dur à payer mais au moins tu es partie, la
tête haute, et ta conscience en paix. C'est, pour moi aussi, très important. Tu vois, nous partageons, semble-t-il, un certain nombre de valeurs en commun. J'ai eu le grand honneur de les
transmettre à mes enfants et espère qu'elles seront retenues par mes petits-enfants. Je t'embrasse, chère Dominique.Malou


Liza Peninon 18/04/2008 03:42

J'ai les larmes aux yeux . Je te remercie de tout mon coeur, ma si chère Malou, pour chacun de tes mots, si forts, si beaux, si chaleureux et pleins de compassion et de compréhension . Je les ai reçus en plein coeur et c'est au fond de mon coeur que je les garde . Tu comprends tout mieux que quiconque . Tu vois et tu ressens bien au-delà de la souffrance . Mon combat, c'est aussi celui de la Vie ... Je te fais de gros bisous, tu es une femme merveilleuse .
Liza

Malou 18/04/2008 09:51


Hello Liza! Oui, je l'avais bien sentie: ton combat est celui aussi de la vie. Tu n'es pas seule et avec mes modestes moyens, j'essaierai de te soutenir avec amitié et constance. Bises Liza


Dominique 16/04/2008 16:06

Bonjour Malou,
En effet , c'est une magnifique chanson, qui de plus, est merveilleusement interprétée.
Je voulais te remercier aussi, pour tes commentaires, qui, si tu trouves mes poèmes émouvants , ne le sont pas moins,je peux te l’assurer .« M’avoir fait enfanter de si belles créations… » voilà qui me rassérène. Quant à ce que cet enfant vienne me fermer les yeux... Avec une imagination aussi débordante que l’ est la mienne, tu as peut-être raison, qui sait si à cet instant précis ….
Mille mercis Malou
Bises à toi
Dominique

Malou 18/04/2008 09:39


Je t'embrasse Dominique. Merci d'être aussi en phase avec ma sensibilité. C'est un bonheur d'être en relation avec toi. Malou