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Une jolie roseraie telle que mon père les aimait.
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Je crois en l'unité de l'humanité.
Si donc un seul être avance d'un pas,
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(Gandhi)

Devant l'obstacle,
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(Bernard Werber)


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Dimanche 28 septembre 2008

Pose et pause
Ether chatoyant
Bleu azur ouaté de nuées opalescentes
Belle île en ré majeur
Aquilon purifiant les dernières souillures du coeur
Ondes apaisantes
Transcende les remous intérieurs
Joue l'air renaissant de l'entre-deux amoureux.
Osmose océane.

Ile perdue dans les flots gris, mouvants
Ondulations désordonnées, spumescentes
Refondent l'être en joie intérieure.
Ying, yang dans le clapotis de l'océan évanescent.
Le brisant moutonneux, flux et reflux incessant
sublime en sa nudité la vérité de l'âme
déité sublime de l'énergie régénérée
embrase les sens de désirs ignécents
flamboie Vénus en sa chair éternelle.


Malou
le 26 septembre 2008









par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : Inspirations poétiques
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Lundi 8 septembre 2008


*

Longue nuit
remise à plat
introspection
voyage intérieur
déchirement des égotismes
chocs des égo
télescopage des rancoeurs
violence des mots
rebellion des corps
exaspération de l'âme.

Les miroirs se brouillent
l'avenir s'efface
les mots bouillonnent,
se cognent
corps se rejetant
magma terrifiant
de non-dits
de peurs
de douleurs
éruption imprévisible.

Tarissement de la source
mal indicible des corps
coeur écrabouillé
âme embrouillé
esprit embastillé
lavé
brossé, lessivé
brouillard
anesthésie
épuisement.

Envol au pays des rêves
Retour au firmament
coeur léger
corps dynamisé
espérance en bandoulière
corps en résurrection
Eros en résurgence
régénération des sens
Embullée dans la joie
légéreté grave de septembre.

Joie,
Profonde
incoercible
éclate
à l'aube.


Lundi 08 septembre 2008
Malou



* l'aube d'un jour nouveau - Sandrine Botigna


par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 8 septembre 2008






Elle s'immole au tumulte des cieux
Elle dégueule dans la déferlante folie des flots
L'océan jette ses torrents de feu
palinodie des mouettes excitées
les goélands de leur vol exarcerbé
s'élèvent vers Zeus enchaîné.

Elle s'immole en la barbare sédition des cieux
Elle vomit sa vie dans  le tumulte des flots
Son coeur bat une chamade virevoltée
Son âme braille un assez d'une sèche désespérance
Sa voix intérieure se tait. Assourdissant silence.
Son corps se rigidifie, refermé en un noir linceul.

Elle  se coule dans le déchaînement des cieux
Elle se glisse au diapason de la turbulence des flots
Elle veut une re-naissance de ce maelström insensé,
de ce passé délité en gerbes d'or rougeoyantes.
Cet avenir qui fuit. Silence effrayant.
Dira-t-il le secret de ces ans glissant à pas feutrés?

Elle s'élance hors de la violence des cieux
Elle se retranche en son moi intérieur
Tout au fond, doux clapotis intime
Résurgence faiblement balbutie
Cheveux au vent, dans la tourmente, amour-éros pause
saura-t-elle capter cette reviviscence?

Dimanche 07 septembre 2008
Malou





par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : Inspirations poétiques
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Mercredi 3 septembre 2008



A la suite de mon billet sur
Elle et moi. Une improbable rencontre
ici
Limpide nous livre ses mots.


Inconnue d'un soir
elle était dans le noir
face à son désespoir
trop de déboires
personne ne cherche à savoir
pas un regard
dans ce monde à part.

Limpide-maintenant
par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : Les Bretons sont dans la place
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Mercredi 3 septembre 2008

Enfance
Dans le tumulte de notre monde en folie
Une frêle enfant avec ses "pourquoi" et ses "comment"
Remet à leur juste place nos questions existentielles.

Enfance
Une petite fille de 2 ans passés
avec son rire cristallin et pur
fait craqueler l'armure et met le coeur à nu.

Enfance
Ce regard innocent  sonde et interroge
Dans son avidité à découvrir le monde
Fait renaître en vous allégresse et insouciance.

Enfance
Cette petite fille toute neuve et toute en devenir
Tout-à-coup, à force d'innocence et d'ingénuité
Vous fait vous sentir vieux de tant de souvenirs.

Enfance
Cette enfant, fille de votre fille,de votre chair issue
Dans la chaîne de la vie vous remonte d'un cran
Et fait de vous l'aïeule, la savante, la référence.

Enfance
Ce petit être vous offre sa soif de savoir et son devenir
En quête de votre appui et de votre amour indéfectible.
Fait jaillir en vous l'irrépressible force d'un inconditionnel soutien.


Malou
11/05/2008

par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 3 septembre 2008



Elle est là
Seule
Vêtements noirs
refermée
intériorisée
infériorisée.

Je reste là
devant elle
muette
regard intense
profond
demande de lien

Nos regards
s'accrochent
le sien se voile
se dérobe
le mien sourit
attentif
sororité

Ses yeux las
s'aimantent
s'étonnent
tatonnent
cramponnent
s'abandonnent

Entre-deux calvaire
Entre-deux liberticide
Entre-deux galère
Entre-deux expulsion
Entre-deux démolition
Entre-deux perdition

Regards à fleur de coeur
Respects distillés
Connivence effleurée
Humanité affleurée
Emotions exhalées
Dignité rapiécée

Déjà s'effiloche
Bref instant respire
rompt le lien
de nouveau se retire
 s'anéantit
se remet en soumission

Femme
agenouillée
asservie
droite
noire
fait la manche.

par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 30 août 2008

L'enfance

Qu'elle est loin cette douce enfance!
légère, transparente, contrastrée
insécure dans une grande maison
toujours en travaux
Un grand jardin aussi
magnifique, fleuri,
orgueil de mon père.

Les odeurs
Odeurs de la pélerine de papa
énivrantes, viriles, mélées de mille fragrances
L'excitation de le voir arriver
Une lueur malicieuse dans ses yeux clairs
le bras enveloppant
l'épaule accueillante d'où je contemplais le vaste monde

Les voyages
En vélo, ma soeur devant et moi derrrière
vers le jardin potager et nourrissier
blottie contre le corps protecteur
de ce papa âgé, mort presque centenaire.
En auto, les trois soeurs derrière
le frère assis par terre
entre banquette et sièges des parents.
Chansons, rires, taquineries
disputes, nausées guéries par l'alcool de menthe

Les loisirs
Courses-poursuites dans le parc Grandmont
Déguisements et fou-rires,
Pièces de théâtre scénarisées et jouées avec ferveur
Poupée dans le grand landau vert
Puis Poésie, écriture, débats politiques passionnés.
Rêveries, ennui, je m'élançais dans le ciel
dans un ballet effréné avec les gracieux martinets

L'école
Les exigences de maman
toujours insatisfaite
des résultats scolaires toujours insuffisants
La 1ère place était la convoitée
la 2ème à peine supportée.
Angoisse et perfectionnisme furent le cadeau empoisonné
que l'on me fit et me refit tout au long des années école, collège puis lycée.

Mes rêves
Partir, quitter le nid familial
trop refermé, trop pesant, pas assez excitant, angoissant,
Vivre une vie libre, hors de l'ordre établi
Passion professionnelle, amours tumultueuses
point de chaîne maritale, pas d'entraves hors professionnelles
des enfants, peut-être, je n'y pensais pas vraiment.
Liberté de mes dix-huit printemps, je l'ai désirée ardemment
Je l'ai conquise à vingt et un ans.

Le cocon familial
A l'intérieur, je t'ai abhoré, vilipendé, déchiqueté
A l'extérieur, je t'ai adoré, réclamé, exigé
Je te savais là, protecteur, recours ultime dans ma vie effrénée.
Les maîtres des lieux, les parents, recours, refuge inconditionnel
merci d'avoir été là, toujours présents, sacrificiels jusqu'à l'ultime
Il m'a fallu 50 ans pour couper totalement le cordon ombilical
Maman, insupportée, aimée, rejetée par trop de présence,
mon supporter fidèle, culpabilisateur, dévoué, critique et fier.

Enfance  heureuse et enchaînante
Enfance  aimante et asphyxiante
Enfance insécure parce que trop angoissante
Enfance aux couleurs pastels et atones
Enfance solitaire et solidaire de la fratrie
Enfance contrastrée d'une écorchée vive
Exigente, révoltée, rebelle.
Enfance de celle, sans doute aveugle à tant de dévouement
Garde au fond du coeur la déchirure de l'incomprise.

Malou
31/04/2008
par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : Passeurs d'espoirs
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Vendredi 29 août 2008
La nuit, un enfant veille!
Il se love tout contre vous
Il s'épanche et vous émeut
Il se donne en confidence.

Il vous demande le secret
Il fait de vous son confident
Il vous dit qu'il est perdu
pas aimé, mal aimé, trop aimé.

Il vous raconte la vie, sa vie.
Il vous conte ses douleurs,
Il vous narre sa solitude
Il vous déverse ses blessures.

Il vous dit qu'il est écartelé
Entre des pôles contraires
Entre des forces qui le dépassent
Entre indifférence et incompréhension.

Il se voit tout transparent
Pas important
Inexistant
Encombrant.

La nuit, un enfant veille
et vous réveille.

Malou.
23/04/2008


par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : Utopia
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Jeudi 28 août 2008
Mon coeur est  en marmelade
Ecrabouillé,  piétiné, ignoré
Salissures, indifférence, mes espoirs envolés
Présent vilipendé, avenir saccagé, .

Il est parti  
Vers un ailleurs doré
Reniant son présent abhoré
Il est parti
Vers une autre magnificiée
Me laissant abandonnée

Il est parti
Le cheveux triste, honteux et  penaud
Et moi submergée par les flots
De cet insuportable couperet
Faisant de moi la coupable
De notre couple abominable.

Il est parti
Et je serais responsable
De ce fiasco inéluctable
Je n'aurais rien compris
Rien de passionnant entrepris
Je susciterais l'ennui
Pour cela il se serait enfui

Il est parti
Il veut assumer nos deux marmots
On ne le prendra pas en défaut
D'abandon du foyer familial
Il le jure, il restera loyal
Et dans son nouveau paradis
Ses enfants auront leur place, il le dit

Et bien je refuse cet héritage
Sa lâchete me met en rage
Il me lâche et me cloue au pilori
Il me lâche et voudrait que j'en ri
Pour le déculpabiliser, l'absoudre
Le laisser partir sans en découdre.

Et bien non, monsieur le joli coeur
Tu pars, je t'expulse ma rancoeur
Tu pars, je ne te donne quitus de rien
Tu pars, tu dis renoncer à tous tes biens
Tu pars, grand seigneur les mains vides
Tu pars, et tu salis tout. Putride!

Je te le crache au visage
J'aurais aimé que tu envisages
De  partir vivre ton nouvel amour
Avec un espoir de retour
Quand ta passion assouvie
Tu pourrais nous redonner la vie.

Tu pars.
Alors, thésaurise nos souvenirs!
Comme un grand moment de plaisir
Tu pars
Mais en ton coeur garde-nous
Et reviens-nous.

Malou
14 mai 2008
Texte libre dédié à une amie proche










par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : BLOGS, en parler ...
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Lundi 25 août 2008

La maison est silence

De ce silence habité par tant de bruits fugaces.
Dans chaque chambre,
de menus craquements,
de furtifs frôlements
des bâillements incontrôlés
Une foultitude de sons légers
témoignage d'un silence habité

En ce matin de printemps
où tout le monde est en dormance
Je me lève aux matines
légère et déjà mutine
D'un odorant petit-déjeuner,
j'embaume la chaleureuse antre culinaire
les effluves serpentent et s'élèvent
vers les narines engourdies.

Les corps s'étirent
les mains se rejoignent
les corps s'échauffent
dans un ultime plaisir des sens
les enfants s'ébattent
et requièrent le réconfort des grands
les parquets craquent sous les pas hésitants
de tous ces corps se réveillant

Et ils descendent
certains le cheveu ébouriffé
les autres déjà tout pimpants
et j'accueille, heureuse et espiègle
les affamés, les déjà criants,
les joyeux, les bougons de l'estomac vide
les toujours rieurs, le visage illuminé
par tant de succulents mets offerts!

La maison était silence
de ce silence habité
par tant de présences vacancières
et déjà demain, l'horizon se profile
La maison sera silence
de ce silence inhabité
par tant d'absences regrettées!

Malou
 
Le 09/06/2008



par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : Les mots dans tous leurs états
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Dimanche 24 août 2008
(1)

Dans la finitude de cette vie dont tu ne veux plus
Tu jettes ce cri.
"Pourquoi est-elle morte, ma soeur?
Dieu a pris la plus belle"
Cette soeur aînée morte à 16 ans.
As-tu donc arrêté de vivre ce jour là?
Quel est ce mystère mortifère?
Cette culpabilité que tu portes au plus profond de toi?
Quel est le secret de ta vie, maman?
Où donc est la jeune fille vibrante
 amoureuse de son prince charmant?

La petite fille hurlant, dans les rues de son village,
la douleur de perdre cette soeur magnificiée,
trop aimée par une mère morte du refus de vivre?
Quel est donc ton secret maman
qui t'a fait sacrifié ta féminité
au profit de ta maternité?
Aujourd'hui remontent à ta conscience
le souvenir de ton amoureux délaissé
la nostalgie de ta soeur adorée
et l'injustice que la mort ne t'ait pas préférée.

Et nous? pesons-nous si peu dans la balance?
Et ton compagnon de vie, ton mari, notre père?
Tu en parles si peu de ces 50 années de vie.
Toute recroquevillée sur ton enfance
Te voilà désormais sans défense.
Ta conscience s'en va par lambeaux entiers.
Ta vue s'amoindrit.
Ton ouie te fait défaut en ce mois d'août finissant.
Tu n'en sembles pas affectée.
Tu renoues le fil d'un dialogue interrompu
avec cette soeur trop tôt disparue.
Tu lui confies le secret de ta vie,
A elle seule, tu as tout dit.

Maman, où donc est la jeune fille qui sommeille en toi?
Maman, quel est donc ton secret?

Malou
19 août 2008

(1) Que voyez-vous la jeune fille ou la vieille dame? L'un ou l'autre? l'un puis l'autre? Dans le vieillissement, la jeune fille semble de plus en plus proche. Les années intermédiaires se gomment comme si on remontait le temps.

par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : Inspirations poétiques
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Mercredi 20 août 2008




Elle ne le sait pas encore
Il est là,
Dans un grand sursaut de vie
Il se multiplie, il bouge, il vit
Elle ne le sait pas encore
Il migre... il se nide... là...!

Elle ne le sait pas encore
Il construit son nid, sa vésicule de vie
Il se nourrit
Il grandit
Elle ne le sait pas encore
Ce petit coeur a des impulsions de vie.

Elle ne le sait pas encore
Sa conscience le dénie
Son inconscient le vit
Non! c'est le plus mauvais moment!
Non! elle refuse ce guet-apens!
Non! elle ne veut pas de cet enfermement!

Elle le sait, elle le vit
Son corps se révulse
Son coeur atermoie
Sa raison pantois
Son être s'anesthésie
Dénie et se renie.

Dans la salle blanche
vêtue de blanc
elle titube seule
dans son linceul
son esprit navigue
divague, rompt la digue.

Sa chair crie
Dédoublement de son esprit
Elle sort de la salle blanche
fantôme exangue
son âme meurtrie
fuyant le paradis!

Solitaire
Mise à terre!

Malou

Août 2008


par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : Les mots dans tous leurs états
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Vendredi 27 juin 2008

Cher petit grand, mes entrailles ne t'ont pas porté.
Je t'ai connu plus très petit dans une famille décomposée
comme un livre ouvert aux pages déjà  jaunies
par tant de douleur et de larmes enfouies
les premiers chapitres écrits dans un autre pays
sous la houlette d'une mère 
que tu ressentais mal présente
et plus occupée par sa propre vie!
Tu étais là, déjà grand et si mature
en mal d'amour maternant tu m'as confié tes blessures.
Tes confidences ont crevé mon coeur de maman.

Doucement, méfiant, mal en ton déséquilibre,
chouchouté par un papa poule omniprésent
tu m'as, pas à pas, accepté pour belle-maman.
Aujourd'hui que tu cherches ton chemin
 entre tes enfants et tes besoins de vie
je ressens en mon ventre douloureux
tes mal-être, ton marasme interminable.
Chaque minute de ma journée enfante ta douleur
comme le ressac interminable de la mer
par vagues irrépressibles porte l'irrémédiable.

Ta vie, comme un navire ballotté par les flots,
te file entre les doigts en manque de gouvernail
au fil de la houle,  de la mer déchaînée
tu te laisses porter par le vent capricieux
de désirs contradictoires et ego-centrés.
Ta déroute intérieure si ancienne et native
te met le coeur en vrille et les sens en émoi.
Tu tournoies et te perds en directions multiples
au gré de rencontres amicales ou cordiales.
 
Toi, mon petit grand en  quête d'amour,
insatiable comme un puits sans fond
tu exiges, tu recherches l'amour fusionnel
de la maman à son petit bébé
par le cordon ombilical de vie relié
et arraché de si cruelle façon
cette quête de l'impossible 
te mène en des chemins incertains.
Trop tôt papa, trop tôt enchaîné
tu ne peux remplir ce rôle malgré toi imposé.

Toi mon petit grand
moi ta belle-maman
je porte en mon sein tes douleurs d'enfant
ton besoin de l'âme-soeur imprègne mes entrailles
ma main enserre la tienne pour mieux te soutenir
toi l'adulte en quête d'amour inconditionnel
toi l'adulte abandonnique
joue la partition de renoncer dans la douleur
à celle vécue enfant
d'être toujours et encore laissé pour compte.


Proches l'un de l'autre
fusionnels par la pensée et l'amour
je ressens en mon sein tes douleurs d'enfant
toujours en arrière-fond guident tes pas d'adulte
je t'ai inculqué des valeurs humanistes
qui sont les tiennes, je le sais, je le sens.
Toi mon petit grand
puisses-tu un jour renoncer à cette quête
et assumer ta vie d'adulte et de parent.
Sortir de ta tempête vers le soleil levant!



Malou
le 21 juin 2008

par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : BLOGS, en parler ...
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Samedi 21 juin 2008


Un éclair dans ses cheveux d'or
la splendeur de l'aurore
fait scintiller ses rêves en multicolore
et gonfler ses seins adolescents

Une main clanche la porte étanche
Force la porte résistante
Le coeur bat à tout rompre
et se déchire éclaté en morceaux épars

Emmurée en son silence
Morcelée dans la désespérance
Elle vit dans une coquille étincelante
l'amande au coeur en déliquescence!

vendredi 13 juin
Malou
par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : Passeurs d'espoirs
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Mardi 17 juin 2008

Je ne vous oublie pas
et pense très fort à vous!
Je reviens
demain, mercredi
et répondrai
à tous vos coms et gentils billets!




mardi 17 juin 2008

Malou
par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Lundi 9 juin 2008
Elle était belle
Elle était elle
Il y a 29 années déjà!

Elle est arrivée, parée de mille joies
son petit minois et ses yeux de chat
sombres et profonds d'amour irradiant
mains tendues, insatiables
vers le corps chaud et maternant
bouche entr'ouverte en un long cri de vie
en des sanglots s'espaçant
par la saisine d'un sein avalée savamment

Elle était belle
Elle était elle

Elle est restée blottie contre mon coeur
chaude et douce,  arc-en-ciel naissant
petite chose fragile et forte
grands yeux dénudant le monde
sensibilité frémissante à fleur de peau
appel de la nature à la nature
animalité de l'être humain
instinct de vie et de survie
ouverte vers quel devenir?

Elle est belle
Elle est elle

Aujourd'hui maman
elle a donné la vie
et fait de moi, de femme à femme, une grand-maman
Toujours blottie contre mon coeur
si proche de moi et
si loin géographiquement
appel de la nature à la nature
tournée vers sa fille dorénavant
vers son foyer dont elle est reine maintenant.

29 ans déjà !
Elle est belle
Elle est elle

Souvenirs d'antan et avenir la propulsant
de l'enfant  mythique à l'adulte naissant
lumineuse fée blonde et jardin secret
passionnée amoureuse de son chevalier servant
valeurs et idéaux  par l'exemple transmis,
maman, compagne, femme active surbookée
joie de vivre, intelligence fine et chaleureuse
délicatesse teintée de profondeur et de charisme
Débordante d'énergie et de rayonnance!

Ma fille!

Je te souhaite

un  magnifique anniversaire

d'amour partagé!

.

Le 09 juin 2008
Malou







par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : Inspirations poétiques
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Lundi 9 juin 2008
Mon père est dans mon coeur à tout jamais
Sentir mon père et sa douceur
Douceur de sa pélerine et de ses ennivrantes senteurs
Douceur de son sourire bienheureux
Douceur de son humour décapant.

Mon père est dans mon coeur à tout jamais
Sentir mon père et sa présence
Présence discrète et permanente
Présence à travers la distance
Présence malgré l'absence.

Mon père est dans mon coeur à tout jamais
Sentir mon  père, mes références
Référence de courage et de tolérance
Référence de persévérant  bâtisseur
Références de refuge dans sa vie intérieure.

Mon père est dans mon coeur à tout jamais
Sentir mon père et sa lumière
Lumière dans son regard et sa pétillance
Lumière dans son sourire et sa bienveillance
Lumière dans sa force vitale et sa rassurance

Mon père est dans mon coeur à tout jamais
Sentir mon père et sa résistance
Sa résistance aux injustices et à l'envahisseur
Sa résistance à l'autorité, combat pour sa liberté
Sa résistance à l'ordre établi, rebelle par essence.

Mon père est dans mon coeur à tout jamais
Sentir mon père et son amour
Son amour pour sa famille, ses enfants, petits-enfants
Son amour pour la rétorique et nos discussions interminables
Son amour pour le non-conformisme, contre l'ordre établi.

Mon père est dans mon coeur à tout jamais
Sentir mon père et sa sensibilité
Sa sensibibilité  féminine d'homme fort et fragile
Sa sensibilité de créateur de roses et de jardin
Sa sensibilité d'épicurien amoureux de la chair et des vins.

Mon père est dans mon coeur à tout jamais
Sentir mon père et son exemple
Son exemple ancré au plus profond de moi
Son exemple comme un fil d'Ariane
Son exemple comme un chemin de vie.

Merci papa d'avoir été celui là
Sentir mon père et sa présence!
Suivre mon père comme un exemple.
M'émerveiller de le sentir en mes enfants.
Merci Papa d'avoir été celui là!

Malou
par Malou publié dans : Tranches de vie communauté : au fil des rêves
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Samedi 7 juin 2008
Ecriture à thèmes du blog Poésia, proposée par notre amie Moun
sur l'absence
sous toutes ces formes
Voici ma contribution

*
Il est parti

Mon coeur est  en marmelade

Ecrabouillé,  piétiné, ignoré
Salissures, indifférence, mes espoirs envolés
Présent vilipendé, avenir saccagé, .

Il est parti  
Vers un ailleurs doré
Reniant son présent abhoré
Il est parti
Vers une autre magnificiée
Me laissant abandonnée

Il est parti
Le cheveux triste, honteux et  penaud
Et moi submergée par les flots
De cet insuportable couperet
Faisant de moi la coupable
De notre couple abominable.

Il est parti
Et je serais responsable
De ce fiasco inéluctable
Je n'aurais rien compris
Rien de passionnant entrepris
Je susciterais l'ennui
Pour cela il se serait enfui

Il est parti
Il veut assumer nos deux marmots
On ne le prendra pas en défaut
D'abandon du foyer familial
Il le jure, il restera loyal
Et dans son nouveau paradis
Ses enfants auront leur place, il le dit

Et bien je refuse cet héritage
Sa lâchete me met en rage
Il me lâche et me cloue au pilori
Il me lâche et voudrait que j'en ri
Pour le déculpabiliser, l'absoudre
Le laisser partir sans en découdre.

Et bien non, monsieur le joli coeur
Tu pars, je t'expulse ma rancoeur
Tu pars, je ne te donne quitus de rien
Tu pars, tu dis renoncer à tous tes biens
Tu pars, grand seigneur les mains vides
Tu pars, et tu salis tout. Putride!

Je te le crache au visage
J'aurais aimé que tu envisages
De  partir vivre ton nouvel amour
Avec un espoir de retour
Quand ta passion assouvie
Tu pourrais nous redonner la vie.

Tu pars.